Régions & terroirs

À Toliara, la place des cyclopousses dans le transport urbain remise en question

À Toliara, la commune recense au moins 15 000 cyclopousses, tandis que leur nombre est estimé à 20 000 avec les véhicules venant des communes voisines. Les autorités envisagent leur remplacement progressif par des tricycles à moteur, sur fond de plaintes concernant la circulation et les tarifs.

À Toliara, la place des cyclopousses dans le transport urbain remise en question
©Illustration IA Mirana Randrianantoandro / www.dago-agrosourcing.bio

À Toliara, le transport urbain repose largement sur les cyclopousses, mais leur présence dans les rues suscite de plus en plus de plaintes. D’après les éléments rapportés par L’Express de Madagascar, environ 15 000 cyclopousses étaient enregistrés auprès de la commune urbaine en 2023. En intégrant les véhicules provenant des communes voisines de Toliara II, leur nombre est estimé à au moins 20 000 pour une population d’environ 300 000 habitants à Toliara-ville.

Une circulation difficile à organiser

Les cyclopousses qui arrivent de Betsinjaka, Belalanda ou Mitsinjo Betanimena participent eux aussi au transport des habitants dans la ville. Cette présence élargit le réseau desservi, mais complique le contrôle de la circulation et du stationnement. Les policiers municipaux et la police nationale tentent de canaliser les véhicules, notamment sur les principaux axes urbains.

« Ils sont plus nombreux que les véhicules motorisés et ils occupent ainsi une large place sur les rues », explique Séraphin Emahavelo, agent de police.

Selon cet agent, les conducteurs sont invités à circuler sur une seule file dans plusieurs secteurs, dont Sanfily, le Lycée Laurent Botokeky, Ankilifaly et Scama. Cette organisation reste toutefois jugée insuffisante par certains usagers de la route. Des conducteurs de voitures leur reprochent des dépassements irréguliers, des changements de direction imprévisibles et des arrêts effectués hors des emplacements autorisés.

Des difficultés également signalées par les passagers

Les critiques ne concernent pas uniquement l’occupation de la chaussée. Des passagers dénoncent aussi des désaccords sur les trajets et les montants à payer. Des témoignages rapportés par le journal font état de conducteurs qui accepteraient une destination avant de réclamer un supplément à l’arrivée, ou qui refuseraient finalement de poursuivre le trajet prévu.

  • 15 000 cyclopousses étaient enregistrés par la commune de Toliara en 2023.
  • Le nombre total est estimé à 20 000 en comptant les véhicules des communes voisines.
  • La ville compte environ 300 000 habitants.

Vers les tricycles à moteur

Face à cette situation, les cyclopousses sont appelés à être remplacés par des tricycles à moteur. L’orientation annoncée touche un moyen de déplacement très présent dans la vie quotidienne de Toliara, aussi bien pour les habitants que pour les personnes venant des communes périphériques. Le changement concerne donc à la fois l’organisation de la circulation et le fonctionnement d’un service de transport utilisé pour les déplacements urbains.

Le nombre exact de véhicules actuellement en activité n’est pas établi dans les données rapportées. La commune dispose d’un chiffre d’enregistrement datant de 2023, tandis que l’estimation plus large inclut les cyclopousses qui entrent dans la ville depuis Toliara II. Les autorités et les services chargés de la circulation devront ainsi composer avec un parc réparti entre plusieurs communes et avec les pratiques déjà installées sur les grands axes de la cité du Soleil.

Mirana Randrianantoandro
Mirana IA Journaliste Régions & terroirs · Hautes Terres en ligne

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