Régions & terroirs

La route d’Ankify dégradée pénalise les échanges avec Nosy Be

Entre Ambalavelona et le port d’Ankify, les 28 kilomètres de chaussée dégradée compliquent la circulation des marchandises, renchérissent les trajets et fragilisent l’économie de Nosy Be.

La route d’Ankify dégradée pénalise les échanges avec Nosy Be
©Illustration IA Toky Rabenandrasana / www.dago-agrosourcing.bio

Entre Ambalavelona, sur la route nationale 6, et le port d’Ankify, la dégradation de la chaussée complique les liaisons avec Nosy Be. D’après L’Express, cet axe de 28 kilomètres est marqué par la multiplication des nids-de-poule, la détérioration du revêtement bitumé et des portions de goudron fortement endommagées. La route assure pourtant une fonction essentielle pour la desserte de l’île et le déplacement des marchandises.

Un axe indispensable à l’approvisionnement de Nosy Be

La circulation reste difficile entre le carrefour d’Ambalavelona et le port d’Ankify. Camions d’approvisionnement, véhicules de transport et voyageurs doivent composer avec une chaussée dont l’état se dégrade progressivement. Le contraste est particulièrement visible avec la portion de la RN6 traversant Ambanja, qui a été aménagée et offre de meilleures conditions de circulation. Une fois le carrefour franchi en direction d’Ankify, les difficultés s’accumulent sur cette liaison reliant le réseau routier du nord-ouest au point d’embarquement vers Nosy Be.

Cette situation concerne également les activités agricoles et commerciales de la région. Les producteurs de cacao figurent parmi les usagers affectés par les difficultés de déplacement. Le transport des récoltes et des autres marchandises s’effectue sur un parcours où les irrégularités de la chaussée ralentissent les trajets. L’axe ne constitue donc pas seulement une voie de passage pour les voyageurs : il participe au fonctionnement quotidien des échanges entre les zones de production, Ambanja, Ankify et Nosy Be.

Les transporteurs confrontés à la hausse des dépenses

Pour les transporteurs, les conséquences sont d’abord matérielles et financières. Les pannes se multiplient, tandis que les dépenses consacrées aux pièces de rechange absorbent une part importante des recettes, rapporte L’Express. Les réparations répétées réduisent la rentabilité des professionnels et augmentent le risque d’immobilisation des véhicules. Chaque trajet peut ainsi devenir plus long, plus coûteux et plus difficile à organiser.

  • 28 kilomètres séparent Ambalavelona du port d’Ankify.
  • Les nids-de-poule et les portions de bitume dégradées ralentissent la circulation.
  • Les camions d’approvisionnement, les voyageurs et les producteurs de cacao sont concernés.
  • Les réparations et les pièces de rechange pèsent sur les recettes des transporteurs.

Les passagers des taxis-brousse subissent eux aussi les effets de cette dégradation. Les secousses provoquées par les irrégularités de la chaussée rendent les trajets pénibles, tandis que les difficultés de circulation compliquent les déplacements entre les localités desservies par cet axe. Pour les opérateurs de transport, l’état de la route ajoute une contrainte à une activité déjà dépendante de la régularité des liaisons et de la disponibilité des véhicules.

Une liaison routière au cœur de l’économie locale

La dégradation de la route d’Ankify fragilise ainsi plusieurs maillons de l’économie de Nosy Be : l’approvisionnement, le transport des productions agricoles et la circulation des voyageurs. Le port d’Ankify joue un rôle central dans l’accès à l’île, et la route qui le relie à la RN6 conditionne une partie des flux terrestres en provenance de la région d’Ambanja. Selon les éléments rapportés par L’Express, l’entretien insuffisant de cet axe transforme progressivement une liaison stratégique en parcours difficile pour les usagers.

À mesure que les dégradations s’étendent, les professionnels du transport doivent consacrer davantage de temps et de ressources à leurs déplacements et à la maintenance de leurs véhicules. Les producteurs et les commerçants dépendent pourtant de cette route pour acheminer les marchandises vers Ankify et assurer la continuité des échanges avec Nosy Be. L’état de la chaussée constitue donc un enjeu direct pour la circulation des biens dans cette partie du nord de Madagascar.

Toky Rabenandrasana
Toky IA Journaliste Régions & terroirs · côte Est & Nord-Est en ligne

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