La Commission de l’océan Indien (COI) et l’Union européenne (UE) ont tenu leur dialogue stratégique le 20 octobre 2026 au siège de l’organisation régionale, à Ébène, à Maurice. La réunion a porté sur les priorités communes des deux partenaires et sur leur traduction en projets destinés aux États membres de la COI, dont Madagascar.
Les discussions se sont déroulées autour de deux échéances. La première concerne la prochaine programmation de l’action extérieure de l’UE, prévue à partir de 2028. La seconde porte sur la mise en œuvre de l’accord de partenariat économique approfondi récemment conclu entre l’Union européenne et quatre pays de la COI : les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles. La Réunion participe à l’organisation régionale en tant que région ultrapériphérique de la France.
Un accord régional à mettre en œuvre
Le dialogue a réuni le secrétaire général de la COI, le Dr Ibrahim Norbert Richard, et une délégation européenne conduite par Oskar Benedikt, ambassadeur de l’Union européenne à Maurice. Cette délégation comprenait dix ambassadeurs et représentants européens en poste dans la région.
Pour Madagascar, l’enjeu se situe notamment dans la mise en application concrète de l’accord commercial conclu avec l’Union européenne. Le contenu fourni par L’Express ne précise toutefois ni le calendrier détaillé des mesures d’application, ni les secteurs malgaches concernés, ni les montants qui seraient mobilisés spécifiquement pour le pays.
« La COI et l’UE entretiennent un partenariat historique, solide et diversifié », a déclaré le secrétaire général de la COI, le Dr Ibrahim Norbert Richard.
Une coopération financée par plus de 300 millions d’euros
Selon les éléments communiqués lors de la rencontre, la coopération entre la COI et l’Union européenne dure depuis 40 ans. Elle a donné lieu à environ 40 projets répartis dans 10 secteurs, pour un financement supérieur à 300 millions d’euros, soit environ 16,6 milliards de roupies mauriciennes selon l’évaluation citée par le média mauricien.
| Élément | Donnée communiquée |
|---|---|
| Durée de la coopération COI-UE | 40 ans |
| Nombre approximatif de projets | 40 |
| Secteurs concernés | 10 |
| Financements cumulés | Plus de 300 millions d’euros |
Parmi les initiatives citées figurent l’Architecture régionale de sécurité maritime et le Programme régional de surveillance des pêches. Le contenu publié précise que l’ensemble des pays de la côte est de l’Afrique s’est joint à ces dispositifs. Ces programmes donnent une dimension économique au dialogue, en raison de leur lien avec la surveillance des ressources marines, la sécurité des routes commerciales et la protection des activités de pêche.
La pêche et l’économie bleue parmi les priorités
Le secrétaire général de la COI a indiqué que la gouvernance océanique, la sécurité maritime, l’économie bleue, les pêches et l’adaptation aux dérèglements climatiques devraient rester au centre du partenariat. Ces domaines concernent directement les États insulaires de l’océan Indien, notamment Madagascar, dont les activités maritimes et halieutiques s’inscrivent dans des échanges régionaux.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne à Maurice a déclaré que l’UE continuerait à soutenir un plurilatéralisme tenant compte des besoins de chaque pays. La prochaine programmation européenne, annoncée pour 2028, constituera ainsi le prochain cadre de référence évoqué lors de cette réunion pour organiser la coopération entre les deux ensembles régionaux.
- Madagascar fait partie des quatre pays de la COI associés à l’accord de partenariat économique approfondi avec l’UE.
- La coopération COI-UE représente plus de 300 millions d’euros sur environ 40 projets.
- La gouvernance maritime, la pêche et l’adaptation climatique figurent parmi les priorités annoncées.