Madagascar a demandé une réduction concrète des obstacles qui ralentissent et renchérissent ses échanges avec les autres pays du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). La requête a été formulée le 22 octobre 2026 à Harare, au Zimbabwe, par la ministre malgache des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, lors du 25e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation.
Représentant le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, la ministre a appelé à la levée effective des obstacles non tarifaires. Cette catégorie recouvre notamment les formalités administratives, les exigences réglementaires et les procédures qui peuvent compliquer l’accès aux marchés, même en l’absence de droits de douane supplémentaires.
Des coûts qui pèsent davantage sur les petites entreprises
La position présentée par Madagascar repose sur la combinaison de plusieurs contraintes. L’insularité du pays impose une forte dépendance au transport maritime, tandis que les coûts de fret restent exposés aux variations. À ces facteurs logistiques s’ajoutent les démarches douanières, les délais de traitement et les règles applicables aux opérations d’importation et d’exportation.
Selon la délégation malgache, l’ensemble de ces contraintes réduit la compétitivité des opérateurs nationaux, en particulier celle des petites et moyennes entreprises. La demande portée à Harare vise ainsi à rendre les échanges intrarégionaux plus fluides et l’accès aux marchés voisins plus prévisible pour les entreprises et les filières tournées vers l’exportation.
- Transport maritime : une contrainte liée à la position insulaire de Madagascar ;
- Procédures administratives : des formalités susceptibles d’allonger les délais douaniers ;
- Exigences réglementaires : des règles pouvant accroître les coûts des opérations commerciales ;
- Petites et moyennes entreprises : les opérateurs identifiés comme particulièrement exposés à ces difficultés.
Un nouveau cadre régional pour la période 2026-2030
Le sommet s’est déroulé au New Parliament Building de Mount Hampden, à Harare, sous le thème « Un marché, un avenir ». Les dirigeants ont notamment examiné l’état de l’intégration régionale et les rapports des ministres sectoriels. Ils ont aussi adopté le Plan stratégique à moyen terme 2026-2030 du COMESA.
Ce plan doit orienter l’organisation vers un marché régional plus intégré, mieux connecté et plus productif. Les priorités annoncées portent sur l’industrialisation, les infrastructures et l’inclusion, notamment des jeunes et des femmes. La stratégie prévoit également un renforcement de l’intégration économique, de la connectivité des infrastructures et des chaînes de valeur régionales.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Organisation | COMESA |
| Sommet | 25e réunion des chefs d’État et de gouvernement |
| Lieu et date | Harare, 22 octobre 2026 |
| Plan adopté | Plan stratégique 2026-2030 |
| Espace régional | 21 États et environ 680 millions d’habitants |
Le COMESA réunit 21 États et représente un espace de quelque 680 millions d’habitants. Pour Madagascar, la prise en compte des contraintes propres aux États insulaires constitue un enjeu central dans la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route. La délégation malgache a ainsi défendu, à Harare, une approche liant la suppression des entraves administratives à l’amélioration des liaisons de transport et à la compétitivité des opérateurs.
La demande intervient dans un sommet consacré à l’intégration commerciale et à la mise en place du nouveau cadre stratégique du COMESA. Elle inscrit les coûts logistiques et les obstacles non tarifaires parmi les sujets que Madagascar souhaite voir traités dans les échanges régionaux au cours de la période 2026-2030.