La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, veut renforcer son appui au secteur privé à Madagascar. Lors d’une réunion tenue le 15 octobre 2026 à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, l’institution a proposé la mise en place de quatre missions techniques destinées à préparer des investissements privés dans le pays.
Les travaux annoncés concerneront les petites et moyennes entreprises (PME) et les marchés de capitaux, l’agriculture, l’énergie ainsi que le tourisme. La rencontre a réuni des représentants de la SFI, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et le ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé. Elle doit désormais être suivie de travaux préparatoires consacrés à ces quatre domaines.
Un diagnostic sur le financement des entreprises
Le premier axe portera sur les contraintes qui limitent l’accès des PME aux financements. La mission devra examiner les mécanismes susceptibles d’élargir l’offre de crédit et d’améliorer le recours au financement par le marché. Les autorités malgaches ont notamment fait état de la difficulté d’obtenir des prêts, du niveau élevé des taux d’intérêt et de l’inadéquation de certains instruments financiers avec la taille des entreprises nationales.
- PME et marchés de capitaux : identification des obstacles au financement et examen des outils mobilisables ;
- Agriculture : préparation d’un axe d’intervention consacré au financement du secteur ;
- Énergie : étude des risques et des conditions nécessaires à la structuration de projets ;
- Tourisme : analyse des contraintes pouvant limiter l’investissement privé.
La SFI intervient à la fois dans le conseil et dans le financement du secteur privé. Selon les éléments présentés lors de la réunion, son rôle consiste notamment à contribuer à la structuration de projets pouvant être financés, puis à attirer d’autres investisseurs dans les économies africaines. À Madagascar, les quatre missions doivent donc servir à préciser les besoins sectoriels et les conditions de mobilisation des capitaux.
Le secteur privé appelé à compléter l’effort public
Les autorités malgaches ont défendu l’idée que les investissements privés doivent compléter les dépenses publiques consacrées aux infrastructures et aux services. L’objectif affiché est également de soutenir la création d’emplois formels. Cette orientation concerne directement l’agriculture, incluse dans le programme de travail de la SFI, mais aussi l’énergie, dont les infrastructures conditionnent l’activité des entreprises.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Date de la réunion | 15 octobre 2026 |
| Lieu | Bangkok |
| Nombre de missions proposées | 4 |
| Secteurs concernés | PME et marchés de capitaux, agriculture, énergie, tourisme |
Un projet distinct de développement du marché des capitaux, conduit avec le Groupe de la Banque mondiale, est déjà mentionné dans les échanges. Il vise à faciliter l’accès des entreprises à des financements en monnaie locale, mais les éléments disponibles sur la réunion ne détaillent pas encore ses modalités d’application. Les prochaines étapes porteront sur les diagnostics techniques et sur l’identification des instruments adaptés aux besoins des entreprises malgaches.
La proposition de la SFI intervient ainsi dans un contexte où les autorités cherchent à rendre l’investissement privé plus accessible aux entreprises nationales. Le financement des PME, l’accompagnement de l’agriculture et la préparation de projets dans l’énergie et le tourisme constituent les quatre volets annoncés à Bangkok, sans qu’un calendrier de mise en œuvre détaillé ne soit encore indiqué.