Le gouvernement malgache veut faire de la lutte contre la corruption un argument central de sa politique d’attraction des investissements. Lors du Forum mondial de l’investissement organisé par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a présenté les mesures engagées par Madagascar pour rassurer les opérateurs économiques et encourager leur implantation dans le pays.
À la tribune du forum, le chef du gouvernement a soutenu que Madagascar disposait désormais d’un cadre destiné à améliorer la concurrence entre les entreprises et les investisseurs. Il a également relié cette orientation aux possibilités offertes par les ressources naturelles, le tourisme, la biodiversité et la position géographique de l’île, située entre l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient. Les déclarations du Premier ministre interviennent alors que les autorités cherchent à renforcer l’attractivité économique du pays.
« Madagascar est sûr, Madagascar combat la corruption », a déclaré Mamitiana Rajaonarison lors de son intervention à la tribune de la CNUCED.
Un programme présenté comme un outil du climat des affaires
Le Premier ministre a affirmé que les autorités disposaient d’une politique et d’un programme destinés à combattre la corruption. Selon lui, cet ensemble doit contribuer à créer des conditions de concurrence entre les investisseurs à Madagascar. Il a aussi expliqué que sa nomination au poste de chef du gouvernement s’inscrivait dans son expérience du dispositif national de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.
Dans son intervention, Mamitiana Rajaonarison a également relayé la volonté présidentielle de mettre fin à ce qu’il a appelé la « capture d’État du monde des affaires ». Cette expression désigne, dans ses propos, l’objectif de limiter l’influence d’intérêts économiques particuliers sur le fonctionnement des institutions et sur les décisions publiques. Le Premier ministre n’a pas détaillé, dans les éléments rapportés par 2424.mg, les mesures précises correspondant à cette orientation.
| Éléments mis en avant | Présentation du gouvernement |
|---|---|
| Lutte contre la corruption | Améliorer la concurrence entre investisseurs |
| Ressources naturelles | Attirer des capitaux vers les secteurs à potentiel |
| Position géographique | Relier Madagascar à plusieurs espaces commerciaux |
| Capital humain | Valoriser les compétences de la jeunesse malgache |
Ressources minières, tourisme et compétences
Le discours gouvernemental ne s’est pas limité à la question de la gouvernance. Le Premier ministre a cité les ressources minérales stratégiques et le potentiel touristique de Madagascar parmi les atouts susceptibles d’intéresser les investisseurs. Il a également évoqué les plages, la biodiversité et la position de l’île dans l’océan Indien comme des facteurs de différenciation.
Dans un entretien accordé à la presse qatarie, il a par ailleurs insisté sur le capital humain malgache. Il a notamment mis en avant les jeunes actifs dans les secteurs de la technologie et de l’intelligence artificielle, ainsi que leur participation à des compétitions internationales. Cette présentation vise à associer l’image de Madagascar non seulement à ses ressources naturelles, mais aussi aux compétences disponibles dans le pays.
- La gouvernance est présentée comme un facteur du climat des affaires.
- Les ressources minières et touristiques figurent parmi les secteurs mis en avant.
- La jeunesse qualifiée est citée comme une composante du capital humain malgache.
La participation du Premier ministre à ce forum s’inscrit ainsi dans une démarche de recherche de partenaires économiques et financiers. Le message adressé aux investisseurs repose sur trois axes exposés dans ses interventions : la lutte contre la corruption, la valorisation des avantages naturels et géographiques de Madagascar, et la mobilisation des compétences malgaches. Les éléments rapportés ne précisent toutefois ni le montant d’engagements annoncés ni la conclusion de contrats à l’issue du forum.