La reprise des exportations légales d’or commence à produire ses premiers résultats financiers à Madagascar. Durant les deux premières semaines de fonctionnement relancé du Guichet unique d’exportation (GUE) d’Ivato, 33 kg d’or ont quitté légalement le pays. Le rapatriement de devises lié à ces opérations est estimé à 3,4 millions de dollars, selon les données communiquées le jeudi 23 octobre 2026 par Hervé José Andriamanjary, directeur des exportations et de la valorisation au sein du ministère des Mines.
Ces exportations ont également généré environ 735 millions d’ariary au titre des redevances et des ristournes minières. À cette somme s’ajoutent 49 millions d’ariary correspondant aux frais de poinçonnage et de titrage. Les montants communiqués ne sont toutefois pas encore tous définitifs : le responsable du ministère précise qu’une partie des chiffres reste en cours de validation.
Six comptoirs actifs sur vingt-deux agréés
La reprise s’appuie sur un dispositif centralisé destiné à encadrer les opérations d’exportation. Sur les 22 comptoirs d’or agréés pour exercer dans le secteur, six ont déjà effectué des expéditions en passant par le GUE. Le ministère rattache cette organisation à plusieurs objectifs : assurer le rapatriement des devises, vérifier la conformité des marchandises et suivre les intervenants de la filière.
| Indicateur | Donnée communiquée | Période ou précision |
|---|---|---|
| Or exporté légalement | 33 kg | Deux premières semaines de reprise |
| Devises attendues | 3,4 millions de dollars | Estimation de rapatriement |
| Redevances et ristournes minières | 735 millions d’ariary | Montant annoncé par le ministère |
| Frais de poinçonnage et de titrage | 49 millions d’ariary | Montant annoncé par le ministère |
La traçabilité au centre du dispositif
Au-delà des recettes obtenues, les autorités mettent l’accent sur la traçabilité de l’or et sur l’identification des différents acteurs. Le passage par le guichet doit permettre de documenter les étapes de l’opération, depuis les contrôles requis jusqu’à l’expédition. Cette exigence vise aussi à distinguer les transactions conformes aux procédures des flux qui échappent au cadre légal.
La vigilance des services a déjà conduit à l’ouverture d’une enquête concernant un lot de 13 kg d’or. D’après les éléments communiqués par Hervé José Andriamanjary, ce lot aurait pourtant suivi les procédures exigées par le GUE. L’enquête doit donc établir les conditions exactes de l’opération et vérifier les informations disponibles, sans préjuger de ses conclusions.
Avec ces premières opérations, le ministère des Mines cherche à renforcer le suivi des exportations aurifères et à améliorer la transparence de la filière. Le bilan provisoire associe ainsi trois volets : les volumes effectivement expédiés par des comptoirs agréés, les recettes et devises attendues, ainsi que le contrôle des opérations et des acteurs concernés.