À Mahajanga, les établissements de restauration sont appelés à mettre à jour leurs obligations sanitaires et administratives. Les gérants de restaurants et de gargotes, les traiteurs ainsi que les propriétaires d’établissements ont été réunis mercredi à l’Hôtel de Ville par la direction régionale du commerce et de la consommation, la direction régionale de la Santé publique de Boeny et le Bureau municipal d’hygiène (BMH) de la commune.
Cette rencontre s’inscrit dans une campagne de prévention des intoxications alimentaires. Les services concernés ont insisté sur les précautions à prendre dans une ville où la chaleur peut accélérer la dégradation des denrées périssables. L’objectif affiché était de rappeler les règles applicables à la réception des produits, à leur conservation, à leur préparation et à leur mise à disposition des consommateurs.
Un certificat à renouveler chaque année
Le BMH a rappelé que les professionnels de la restauration doivent détenir un certificat de salubrité, avec un renouvellement prévu chaque année. Les personnes qui manipulent les aliments doivent aussi passer régulièrement des contrôles médicaux. Ces exigences s’ajoutent aux vérifications portant sur l’état des locaux, les conditions de travail et la manière dont les produits sont traités en cuisine.
« Les professionnels doivent disposer des documents officiels requis, notamment de la patente et de la carte statistique. Un simple ticket délivré par la commune ne suffit pas. Les prix des ingrédients seront également contrôlés », a précisé Harisoa Faniry Razafinimanana, directrice régionale du commerce et de la consommation de Boeny.
Le contrôle conduit par le Bureau municipal d’hygiène repose sur le Code d’hygiène et d’assainissement de la Commune urbaine de Mahajanga. Il porte notamment sur la qualité des ingrédients employés par les établissements. Les autorités veulent ainsi vérifier que les produits utilisés dans les restaurants, les gargotes et les activités de traiteur répondent aux conditions attendues avant leur transformation et leur service.
De la réception des produits au nettoyage des locaux
Les consignes présentées aux professionnels couvrent plusieurs étapes de l’activité quotidienne :
- la réception et le stockage des matières premières et des produits alimentaires ;
- la manipulation et la préparation des aliments en cuisine ;
- l’hygiène des personnes employées dans les établissements ;
- l’entretien des locaux, des comptoirs et des enseignes.
La protection des denrées contre les contaminations a également été mise en avant. Les espaces où les aliments sont entreposés ou préparés doivent rester propres et protégés de la poussière, des insectes et de l’exposition au soleil. Pour les professionnels, ces règles concernent directement l’organisation du travail, le rangement des produits et l’entretien régulier des équipements utilisés pour servir les clients.
Un contrôle qui associe hygiène et activité commerciale
La réunion ne portait donc pas uniquement sur la propreté des restaurants. Les services publics ont aussi rappelé les formalités nécessaires à l’exercice de l’activité et annoncé la vérification des prix des ingrédients. À Mahajanga, la prévention sanitaire s’accompagne ainsi d’un suivi des pratiques commerciales des établissements qui vendent des repas ou préparent des aliments pour le compte de leurs clients.
| Obligation ou contrôle | Éléments rappelés aux professionnels |
|---|---|
| Salubrité | Certificat à renouveler chaque année |
| Personnel | Contrôles médicaux réguliers |
| Documents | Patente et carte statistique requises |
| Produits et locaux | Contrôle des ingrédients, du stockage et de la propreté |
Les restaurateurs, les gargotiers et les traiteurs ont été directement concernés par ce rappel des règles. La campagne menée par les directions régionales et le BMH intervient avant une période de forte chaleur à Mahajanga, dans un contexte où la conservation des aliments constitue un point central de la prévention des intoxications alimentaires.