Madagascar s’est doté, le 29 octobre 2026, de sa première Stratégie nationale de développement de la petite enfance. Présenté par le ministère de la Population et des Solidarités avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF, ce cadre national vise à organiser les actions destinées aux jeunes enfants et à améliorer leur accès aux services essentiels.
Un cadre commun pour plusieurs secteurs
La stratégie ne se limite pas à un seul domaine d’intervention. Elle associe des mesures relevant de la santé, de la nutrition, des soins attentifs, de la stimulation précoce, de l’éducation préscolaire, de la protection de l’enfant et de la protection sociale. Elle prévoit également un accompagnement des familles et des communautés, considérées comme des acteurs de la prise en charge des jeunes enfants.
Le dispositif doit notamment renforcer la coordination entre les institutions, améliorer le suivi des interventions et élargir l’accès aux programmes et services disponibles. Le soutien aux personnes qui prennent soin des enfants figure aussi parmi les priorités annoncées lors du lancement. L’objectif affiché est de rapprocher les différentes actions menées en faveur de la petite enfance dans un cadre national de référence.
Les résultats de l’enquête MICS 2025
Les données citées à l’occasion de cette présentation mettent en évidence l’ampleur du chantier. D’après l’enquête MICS 2025, seuls 46,7 % des enfants âgés de 24 à 59 mois à Madagascar atteignent un niveau de développement jugé satisfaisant dans les domaines de la santé, de l’apprentissage et du bien-être psychosocial.
| Indicateur | Donnée | Référence |
|---|---|---|
| Enfants concernés | 24 à 59 mois | Enquête MICS 2025 |
| Niveau de développement satisfaisant | 46,7 % | Enquête MICS 2025 |
| Rendement estimé de l’investissement | Jusqu’à 17 dollars pour 1 dollar investi | Études internationales citées lors du lancement |
Ces chiffres concernent plusieurs dimensions à la fois : la santé, l’apprentissage et le bien-être psychosocial. Ils servent de point de référence pour la nouvelle stratégie, qui entend favoriser des interventions coordonnées dès les premières années de la vie. Les études internationales citées dans le cadre du lancement estiment par ailleurs qu’un dollar consacré au développement de la petite enfance peut produire jusqu’à 17 dollars de bénéfices économiques et sociaux.
Une mobilisation annoncée à plusieurs niveaux
La mise en œuvre de la stratégie reposera sur la mobilisation de plusieurs catégories d’acteurs. Le gouvernement, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, les partenaires techniques et financiers, les familles et les communautés sont appelés à y contribuer. Le texte présenté prévoit ainsi une approche multisectorielle, avec un suivi des interventions et une attention particulière aux enfants les plus vulnérables.
- Santé et nutrition : améliorer l’accès aux services essentiels dès les premières années.
- Apprentissage et stimulation : soutenir le développement précoce et l’éducation préscolaire.
- Protection et accompagnement : renforcer les dispositifs destinés aux enfants, aux familles et aux personnes qui en prennent soin.
- Coordination : suivre les interventions et rapprocher les institutions et les partenaires concernés.
Le lancement de cette stratégie inscrit donc le développement de la petite enfance dans une politique nationale couvrant à la fois les services sociaux, l’éducation, la santé et la protection. Les résultats de l’enquête MICS 2025 constituent la base chiffrée présentée pour justifier l’importance d’actions coordonnées en faveur des jeunes enfants à Madagascar.