À Maroalomainty, dans le Grand Sud de Madagascar, des groupements de pêcheurs ont reçu des équipements destinés à améliorer leurs activités de production et leur sécurité en mer. La remise a eu lieu lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Prof. Maharavo Jean, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’intervention est menée dans le cadre du projet MIONJO, qui vise à renforcer la capacité des communautés côtières à faire face aux chocs climatiques, économiques et environnementaux. Dans les régions Anosy et Androy, le dispositif cible la pêche artisanale et associe la mise à disposition de moyens matériels à des actions de formation et d’organisation collective.
Des équipements pour la production et la sécurité
Les groupements bénéficiaires ont notamment reçu des moyens permettant de moderniser certaines étapes de la pêche et de préserver les captures après leur débarquement. La liste communiquée par la FAO comprend :
- des pirogues motorisées en fibre de verre ;
- des kits de pêche à la palangre et des filets ;
- des glacières solaires ;
- des équipements de sécurité pour les sorties en mer.
Le renforcement de la chaîne du froid occupe une place importante dans cette intervention. Les glacières solaires doivent contribuer à la conservation des produits halieutiques après la capture, tandis que les équipements de sécurité répondent aux besoins liés aux activités en mer. La FAO présente ces investissements comme un complément aux actions engagées pour améliorer la qualité des prises et limiter les pertes post-capture.
Formation et structuration des organisations
L’appui matériel intervient après des formations conduites à travers les Champs Écoles Paysans et les Écoles commerciales des produits. Ces sessions ont porté sur les pratiques de pêche durable, la réduction des pertes après la capture, la gestion collective des ressources, la sécurité maritime et la valorisation commerciale des produits de la mer.
Le projet ne se limite donc pas à la fourniture d’équipements. Il prévoit également de consolider les organisations de pêcheurs et les chaînes de valeur locales. La FAO indique que cette approche doit soutenir la professionnalisation des groupements, améliorer leur accès aux marchés et renforcer l’entrepreneuriat communautaire dans les zones côtières concernées.
| Élément | Appui annoncé |
|---|---|
| Filière | Pêche artisanale |
| Zones concernées | Anosy et Androy |
| Cadre | Projet MIONJO |
| Objectifs opérationnels | Production, sécurité, conservation et accès aux marchés |
Pour les ménages qui dépendent de la pêche artisanale, l’intervention associe ainsi les moyens de production, la conservation des captures et la commercialisation. La FAO la situe dans une démarche de transformation durable du secteur, avec l’organisation collective et la réduction des pertes comme principaux leviers pour améliorer la performance des activités et soutenir la sécurité alimentaire dans les communautés côtières du Grand Sud.