À Toamasina, la reconstruction des infrastructures touchées par le cyclone Gezani entre dans une nouvelle phase. Le projet RAVINA, pour Relèvement intégré et Appui aux communautés Vulnérables après catastrophes pour l’INclusion et l’Adaptation aux chocs, a été lancé dans la région Atsinanana avec un financement de 10 milliards d’ariary. Cette enveloppe est accordée sous la forme de dons non remboursables par l’Union européenne.
Le programme intervient huit mois après le passage du cyclone, qui avait frappé Madagascar en février 2026. D’après Moov, les districts de Toamasina I, Toamasina II et Brickaville comptaient parmi les zones les plus affectées. La ville de Toamasina avait notamment subi des dommages importants sur ses infrastructures publiques, dont certaines avaient été endommagées ou rendues inutilisables.
Les services publics au centre du dispositif
RAVINA est mis en œuvre avec la Croix-Rouge Malagasy, Médecins du Monde et la Croix-Rouge luxembourgeoise. Le projet prévoit en priorité la remise en état d’établissements scolaires et de structures de santé touchés par la catastrophe. L’objectif annoncé est de permettre aux communautés concernées de retrouver progressivement l’accès aux services essentiels, tout en renforçant leur capacité à faire face aux futurs aléas climatiques.
| Élément | Donnée annoncée |
|---|---|
| Financement | 10 milliards d’ariary |
| Nature de l’appui | Don non remboursable de l’Union européenne |
| Bénéficiaires directs attendus | 70 000 personnes |
| Bénéficiaires indirects attendus | Près de 770 000 personnes |
Des écoles affectées par le cyclone
Le secteur de l’éducation figure parmi les principaux volets de l’intervention. Selon Moov, des centaines de salles de classe avaient été détruites ou gravement endommagées après le passage de Gezani. La perturbation de la scolarité avait concerné des milliers d’enfants. Plusieurs établissements avaient également été utilisés comme lieux d’hébergement d’urgence pour les familles sinistrées, ce qui a limité leur fonctionnement scolaire.
La réhabilitation des bâtiments scolaires doit donc répondre à un double besoin identifié après la catastrophe : restaurer les locaux destinés à l’enseignement et permettre aux établissements de reprendre leur rôle habituel auprès des communautés. Le projet est présenté comme une réponse aux besoins urgents des populations des zones touchées.
Un accès aux soins à rétablir
Les structures sanitaires de l’Atsinanana ont elles aussi été fortement affectées. Des hôpitaux, des centres de santé et d’autres structures de prise en charge ont subi des dommages, réduisant l’accès aux soins dans plusieurs secteurs de la région. RAVINA doit contribuer à leur remise en état, au même titre que les infrastructures éducatives prioritaires.
- Réhabiliter des écoles endommagées par le cyclone Gezani ;
- Remettre en état des centres de santé et des structures de prise en charge ;
- Soutenir les communautés de Toamasina I, Toamasina II et Brickaville ;
- Renforcer la capacité des populations à faire face aux futurs aléas climatiques.
Avec une aide européenne de 10 milliards d’ariary et l’appui de trois organisations partenaires, le projet RAVINA cible ainsi la remise en fonctionnement d’équipements publics essentiels dans une région marquée par les dégâts du cyclone. Les bénéficiaires annoncés comprennent 70 000 personnes directement et près de 770 000 indirectement, à l’échelle des territoires concernés par le programme.