La coopération régionale contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée entre dans une nouvelle phase dans l’océan Indien occidental. La Commission de l’océan Indien (COI), l’Agence européenne de contrôle des pêches (EFCA) et Expertise France ont lancé les composantes consacrées aux pêches du programme Sustainable Western Indian Ocean Programme, financé par l’Union européenne.
L’initiative vise à améliorer la surveillance des activités de pêche, la circulation des informations entre les autorités et l’appui scientifique aux décisions. Elle prévoit également un renforcement des compétences des États de la région et une coopération plus étroite entre les institutions engagées dans le contrôle des activités maritimes. Pour les pays membres de la COI, dont Madagascar, l’enjeu porte à la fois sur la préservation des ressources de l’océan Indien et sur la protection des populations qui dépendent directement de la mer.
Une surveillance organisée à l’échelle régionale
Les nouvelles composantes liées aux pêches reposent sur plusieurs axes de travail. Les partenaires mettent notamment l’accent sur la coordination des opérations, le partage d’informations, la recherche scientifique et l’amélioration des moyens de contrôle. Cette approche tient compte de la mobilité des navires et du caractère transfrontalier des activités de pêche.
« La lutte contre la pêche INN ne peut être efficace que si elle repose sur une coopération étroite, coordonnée et durable entre toutes les parties prenantes concernées », a déclaré le secrétaire général de la COI, le Dr Ibrahim Norbert Richard.
Selon le secrétaire général de l’organisation, les réponses nationales ne suffisent pas lorsque les navires et les activités de pêche se déplacent d’une zone maritime à l’autre. La lutte contre les pratiques illégales doit donc s’appuyer sur des mécanismes communs entre les administrations, les organismes scientifiques et les structures chargées de la surveillance.
Le plan régional coordonné par la COI
Le dispositif s’inscrit dans le prolongement du Plan régional de surveillance des pêches (PRSP), coordonné par la COI depuis 2007 avec le soutien de l’Union européenne. Le programme doit consolider ce mécanisme et améliorer la capacité des États à suivre les activités de pêche dans l’espace maritime régional.
| Dispositif | Objectif annoncé |
|---|---|
| Composantes consacrées aux pêches | Renforcer la surveillance, l’information et les capacités |
| Plan régional de surveillance des pêches | Organiser la coopération opérationnelle entre les États |
| Recherche scientifique | Appuyer la protection des ressources halieutiques |
Le PRSP réunit les cinq États membres de la COI, ainsi que le Kenya, le Mozambique, la Somalie et la Tanzanie. Le programme régional doit accroître les échanges entre ces pays et les institutions partenaires afin de mieux coordonner les interventions en mer et de mettre en commun les compétences disponibles.
Un enjeu pour les ressources et les activités côtières
La démarche présentée par la COI associe le contrôle des navires à la protection des ressources marines. Elle vise aussi à préserver les moyens de subsistance des populations qui tirent leurs revenus de la pêche. Le renforcement de la surveillance doit ainsi s’appuyer sur une meilleure connaissance scientifique des ressources, sur des informations partagées entre autorités et sur des capacités opérationnelles accrues.
L’Agence européenne de contrôle des pêches, Expertise France et la COI sont chargées de mettre en œuvre les composantes consacrées aux pêches dans le cadre du programme financé par l’Union européenne. Lancées au début de la semaine précédant la publication du 3 novembre 2026, ces activités prolongent le mécanisme régional existant et placent la coopération entre États au centre du contrôle de la pêche dans l’océan Indien occidental.