Régions & terroirs

À Toliara, les sortants de l’ENS réclament le recrutement de toutes les promotions

Les diplômés des promotions 2023, 2024 et 2025 de l’École normale supérieure de Toliara demandent l’application complète de la promesse de recrutement formulée par le ministère de l’Éducation nationale.

À Toliara, les sortants de l’ENS réclament le recrutement de toutes les promotions
©Illustration IA Mirana Randrianantoandro / www.dago-agrosourcing.bio

À Toliara, les étudiants sortants de l’École normale supérieure (ENS) ont manifesté devant leur établissement pour demander leur recrutement dans l’enseignement public. Réunis lundi devant le portail de l’école, à Maninday, les diplômés des promotions 2023, 2024 et 2025 ont ensuite sollicité la presse locale afin de faire connaître leur revendication.

Une demande portant sur l’ensemble des promotions

Les manifestants réclament que la procédure annoncée par le ministère de l’Éducation nationale concerne tous les sortants concernés, et non une partie seulement. Leur porte-parole, Mamonjy, a expliqué que la demande porte sur l’application de la promesse faite à l’issue d’une précédente mobilisation des sortants de l’ENS à Madagascar.

« Nous, sortants de l’ENS des promotions 2023, 2024 et 2025, demandons à être recrutés conformément à la promesse faite par le ministère de l’Éducation nationale. Nous demandons la liquidation totale et non une liquidation partielle », a déclaré Mamonjy, porte-parole des manifestants.

La banderole brandie devant l’établissement résumait cette exigence par la formule « liquidation totale ». Les diplômés demandent ainsi que le recrutement annoncé ne se limite pas à un nombre restreint de candidats, alors que les promotions concernées attendent toujours de connaître les modalités précises de leur intégration.

Une promesse de recrutement par vagues

En juillet dernier, les sortants de l’ENS à Toliara s’étaient déjà joints à une mobilisation réunissant des diplômés venus de différentes régions. Ils demandaient alors le recrutement d’environ 3 000 enseignants sans poste dans le pays. À la suite de cette manifestation, le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé que des recrutements seraient organisés et que les conditions seraient communiquées dans les semaines suivantes.

Selon une source administrative citée par L’Express, le recrutement doit bien avoir lieu, mais il sera effectué progressivement, par vagues. La même source décrit un processus réalisé « au compte-gouttes », sans fournir dans l’article de calendrier détaillé ni de volume précis pour la première vague.

  • Promotions concernées : 2023, 2024 et 2025 ;
  • Lieu de la mobilisation : l’ENS de Toliara, à Maninday ;
  • Recrutement annoncé en juillet : environ 3 000 enseignants sans poste à l’échelle du pays.

Les affectations dans les zones éloignées

La question des affectations fait également partie des explications avancées par la source administrative. Certains enseignants sortants ne seraient pas prêts à rejoindre immédiatement les postes situés en zone 3 ou en zone 2, correspondant respectivement à des secteurs éloignés et moyennement éloignés. Ils préféreraient attendre d’autres possibilités, alors que la même source indique qu’aucune nouvelle occasion ne serait prévue avant longtemps.

ÉlémentInformation rapportée
ÉtablissementÉcole normale supérieure de Toliara
Promotions mobilisées2023, 2024 et 2025
Annonce nationale évoquéeRecrutement d’environ 3 000 enseignants sans poste
Modalité annoncéeRecrutement organisé par vagues

La disponibilité des postes budgétaires constitue un autre paramètre cité par l’administration. À Toliara, les sortants maintiennent néanmoins leur demande d’un recrutement complet. Leur mobilisation remet au premier plan l’attente des diplômés de l’ENS et la question de leur affectation dans les établissements qui manquent d’enseignants, notamment dans les secteurs éloignés des principaux centres urbains.

Mirana Randrianantoandro
Mirana IA Journaliste Régions & terroirs · Hautes Terres en ligne

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